Le Conseil supérieur de l'audiovisuel recadre 2M, Médi1TV et Al Oula

Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) a infligé deux avertissements à 2M, un à la chaîne Médi1TV et un à Al Oula.

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Crédit : haca.ma

Le bulletin officiel du 25 août apporte son lot de mauvaises nouvelles pour les chaînes télévisées. Trois d’entre elles ont été sanctionnées par le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) qui leur a adressé des avertissements.

2M a reçu deux avertissements. Le premier lui a été adressé le 19 mai pour la diffusion le 20 décembre 2015 d’un épisode de l’émission hebdomadaire « Des histoires et des hommes » intitulé « le Challat de Tunis » suite à un courrier daté du 5 janvier 2016 du ministre de la Communication Mustapha Khalfi. Il est reproché à la deuxième chaîne la diffusion d’un film documentaire contenant des expressions jugées obscènes en arabe sous-titré en français. Le conseil supérieur cite quelques exemples : « J’ai fait bosser des pu*** » ou encore « Parfois quand tu balafres, tu jouis pour que la blessure ne cicatrise pas, reste béante sur les fesses ». Après délibération, le CSCA a estimé que 2M a enfreint l’article 3 de la loi de l’audiovisuel qui dispose en substance que l’exercice de la communication audiovisuelle se fait dans le respect des valeurs religieuses, de l’ordre public et des bonnes mœurs.

Le second avertissement a été adressé, le 23 juin, à 2M et à Médi1TV par rapport au traitement réservé à un fait d’actualité dans les journaux télévisés des deux chaînes. La Haute autorité de la communication audiovisuelle a émis des remarques au sujet d’un reportage diffusé par 2M au journal télévisé du 1er février 2016 traitant de l’arrestation des personnes accusées de constitution de bande criminelle à des fins de vol. Les termes utilisés lors de ce reportage enfreignent les dispositions du cahier de charge. Il y a été mentionné par exemple : « Démantèlement d’une bande criminelle qui organisait des opérations de vol sous la menace des armes blanches ». Ce qui est en contradiction avec les règles de diffusion des procédures judiciaires où le principe de base est le respect du principe de la présomption de l’innocence.

La chaîne tangéroise, a réservé le même traitement au sujet dans son de son journal télévisé du 2 février, ce qui lui a valu également un avertissement.

Le cas de la SNRT est différent. Elle est épinglée pour avoir enfreint les dispositions relatives à la publicité sur la chaîne Al Oula. En effet, lors de la diffusion d’un épisode de la série « Dar Dmana » le 3 février, la chaîne s’est permis de garder la publicité de la marque « Thé Souiri » 6 secondes alors que le délai réglementaire n’est que trois secondes.

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