“Si l’USFP rentre au gouvernement, je ne suis pas Abdelilah“. C’est dans ces termes que le Chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, a rappelé son opposition totale à l’entrée des socialistes au gouvernement. Il reproche au parti de la rose de “bloquer le pays pendant cinq mois pour un ou deux portefeuilles ministériels“, et de s’opposer ainsi à “la volonté populaire“. Il explique cependant que son opposition à l’entrée de l’USFP n’est pas due au parti lui même mais à la personne de Driss Lachguar.
Abdelilah Benkirane a également défendu son bilan à la tête du gouvernement lors de son premier mandat, et notamment la réforme des subventions sur les hydrocarbures, qui “a permis d’économiser au budget près de 100 milliards de dirhams“, et d’avoir épargné au Maroc d’emprunter une somme de “60 milliards de dirhams auprès du FMI“. Il est également revenu sur la réforme des retraites qu’il a menée, décrite comme “le plus beau jour de sa vie“.
Aucun mot cependant sur l’avancée des tractations, alors qu’Abdelilah Benkirane avait annoncé attendre le retour du roi pour “lui présenter la liste de son gouvernement ou lui annoncer son échec“.
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