L'USFP réagit "positivement" aux critiques de Mohammed VI adressées aux partis politiques

Le parti à la rose rejette "les lectures tendancieuses" du discours de la fête du trône, ciblant les partis politiques.

Par

Driss Lachgar © Yassine Toumi / TELQUEL

L’USFP, dont le bureau politique s’est réuni le 1er août, est le premier parti à réagir officiellement au discours royal de la fête du trône, dans lequel le monarque avait véhément critiqué les partis politiques et l’administration.

L’attachement aux traditions du parti dans l’autocritique nous pousse à réagir positivement aux critiques adressées par le discours royal aux élites politiques”, déclare le parti à la rose dans un communiqué officiel publié ce jeudi 3 août.

Dans sa communication, le parti de Driss Lachgar rejette également les “lectures tendancieuses” du discours royal ayant pour but de véhiculer “une haine profonde et maladive envers les partis politiques“. Le parti à la rose se dit aussi prêt à poursuivre son “militantisme sérieux” et se déclare “ouvert à tous les projets visant à renforcer la confiance et la construction démocratique“.

L’USFP affirme également dans son communiqué avoir effectué un diagnostic “détaillé des maladies économiques, sociales, culturelles et médiatiques  qui rongent le Maroc“. Le parti dit avoir élaboré  des propositions concernant notamment “la lutte contre la rente“, “le changement du système électoral“, et du “modèle de développement pour mettre fin aux disparités entre les classes sociales“.

Des chefs de parti avaient également partagé leur avis sur le discours prononcé le 29 juillet par le roi sans que leur formation se prononce officiellement à ce sujet. Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), avait salué auprès de nos confrères du 360 un discours “fort” de Mohammed VI. Il avait aussi insisté sur le fait qu’il ne fallait pas “que la pratique politique soit un tremplin pour accéder au pouvoir grâce au support des citoyens“.

Mohaned Laenser, patron du Mouvement populaire (MP), relevait pour sa part que le discours royal exigeait aux partis politiques de “mettre de côté leurs querelles et s’installer autour d’une table pour analyser en profondeur les causes de l’inefficacité du travail politique et du désintérêt des citoyens pour l’action partisane“.

Pour sa part, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani, qui est aussi le président du Conseil national du PJD, a affirmé sur le site officiel du parti, que “les pannes des élites politiques […] entravent le développement du Maroc“.

Rejoignez la communauté TelQuel
Vous devez être enregistré pour commenter. Si vous avez un compte, identifiez-vous

Si vous n'avez pas de compte, cliquez ici pour le créer