Depuis quelques mois, une polémique autour de l’interdiction de certains prénoms amazighs a ressurgi. Publiées sur les réseaux sociaux avant d’être reprises par les journaux, des informations prêtaient aux fonctionnaires de l’état civil le refus de prénoms comme “Silya” ou “Massine”.
Dans un communiqué parvenu à Telquel.ma, le département d’Abdelouafi Laftit donne sa version des faits. “Selon les investigations menées par les parties concernées au sein du ministère de l’Intérieur suite à la diffusion de ces articles, il est apparu que les prénoms choisis par les citoyens ne sont pas à l’origine du refus à la déclaration de naissance“, explique le document du ministère qui se défend ainsi de toute discrimination.
Le communiqué précise que “selon le cas, la raison est due à un manque de documents (…) à la demande d’un délai de consultation conformément aux procédures juridiques et réglementaires en vigueur“.
Le ministère de l’Intérieur affirme en outre que ces procédures sont appliquées à tous les prénoms personnels, quels qu’ils soient, “conformément à l’article 23 du décret d’application relatif à l’état civil“.
Tous jours d’après le communiqué, “il a été constaté que le sujet est traité avec exagération, et sans objectivité, lorsqu’il s’agit de prénoms marocains d’origine amazighe, bien que ces cas soient minoritaires“.
Le ministère de l’Intérieur indique que, chaque année, 750.000 à 800.000 naissances sont déclarées sous différents prénoms personnels sans distinction d’origine, “qu’elle soit arabe, amazighe, hassanie ou hébraïque“. Le communiqué rappelle que le ministère de l’Intérieur a émis une circulaire le 9 avril 2010 qui a contribué à clarifier les procédures autour de ce sujet.
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