Première: les minorités religieuses du Maroc veulent se réunir en congrès le 18 novembre à Rabat

Les minorités religieuses du Maroc veulent se réunir pour la première fois en congrès national, le samedi 18 novembre à Rabat.

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La Fondation Orient-Occident de Rabat abrite le 18 novembre un congrès national sous le thème « la liberté de culte, entre reconnaissance et coexistence », organisé par la Commission nationale des minorités religieuses du Maroc.

200 personnalités, notamment des chercheurs et des religieux, sont attendues à cet évènement ouvert au public, et qui verra la participation des représentants des communautés chrétienne, chiite, bahaï, ahmadi, et juive du royaume.

Le congrès s’étalera sur toute la journée du 18 novembre et sera réparti en deux séances. Les organisateurs annoncent la participation du politologue Manar Slimi, du chercheur et académicien Azzeddine El Allam, du prêcheur Mohamed Fizazi, du spécialiste des mouvements islamistes Mohamed Tozy, ainsi que le secrétaire général du Front national contre la radicalisation et le terrorisme, Ahmed Draïdi.

Toutefois, Mohamed Tozy nous précise qu’il sera à l’étranger le jour annoncé et qu’il ne pourra donc pas prendre part à l’évènement. Manar Slimi nous déclare de son côté qu’il n’a « pas encore confirmé » sa participation, ajoutant qu’il se décidera « après avoir reçu le programme« .

Des représentants de la Tarika Karkariya, du mouvement ahmadi et de la communauté juive interviendront lors de la deuxième séance, aux côtés d’autres chercheurs et spécialistes.

Créée il y a 5 mois pour « préparer l’organisation du congrès« , la Commission nationale des minorités religieuses du Maroc projette de « se muer en organe de représentation des minorités religieuses« , nous apprend son coordinateur, Jawad El Hamidi.

« Ce congrès permettra d’ouvrir le débat sur les acquis des minorités religieuses, mais aussi les défis auxquels elles font face« , explique-t-il, ajoutant que sa coordination « rédige actuellement une charte appelée la charte de Rabat, dans laquelle elle précisera sa feuille de route et ses revendications« .

Quid des autorisations nécessaires pour l’organisation d’un évènement de plus sur une thématique polémique? Interrogé sur ce point, l’organisateur estime que la commission agit dans « la parfaite légalité, d’autant plus que le congrès se tiendra dans un espace privé« .

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