Bras de fer entre administration et journalistes du quotidien Akhir Saâ

Le quotidien Akhir Saâ, fondé par Ilyas Elomari, est en crise. Depuis plusieurs jours, administration et employés du groupe Big Media House, éditeur du journal, croisent le fer, alors que le quotidien a disparu des kiosques depuis le 1er novembre.

Par

Crédit: DR
Crédit: DR

Fin octobre, l’administration du groupe Big Media House (BMH), annonce à ses employés une réduction drastique des effectifs. « Au total, 34 personnes sont concernées : 29 journalistes et 5 techniciens d’Akhir Saâ et de son versant électronique qushq.com« , explique un des journaliste du groupe. Ceux-ci se regroupent alors en bureau syndical pour « veiller à ce que leurs droits soient protégés pendant le processus de licenciement« .

A partir du 1er novembre, le quotidien cesse de paraître et l’administration verrouille les locaux du groupe à Casablanca. Une première réunion entre employés et dirigeants débouche sur une promesse du PDG de la société éditrice, Karim Bennani qui, selon un communiqué du bureau syndical, s’est engagé « à verser la totalité des indemnités de licenciement au personnel concerné« .

Une deuxième réunion entre les deux parties a eu lieu mercredi 8 novembre. « Alors que nous nous attendions à ce que la direction respecte son engagement initial, elle nous surprend en annonçant qu’elle ne pourra verser qu’une partie des indemnités promises« , s’étonne notre source.

Le bureau syndical riposte en publiant un second communiqué dans la soirée de mercredi, dans lequel il indique que « les sommes énoncées par la direction ne représentent que 10% de celles prévues par la loi du travail« .

Souleyman Bencheikh, directeur général de BMH, a refusé de commenter cette crise, expliquant qu' »il n’a pas participé aux réunions avec le bureau syndical« . Il a néanmoins affirmé que les journalistes du site LaDépêche.ma, dont il est directeur éditorial, et à ceux du magazine Din Wa Dunia, dont il est directeur de publication, « ne sont pour l’instant pas concernés par le problème« , révélant que des négociations ont été engagées avec Karim Bennani pour qu’il récupère à 100% LaDépêche.ma. Selon l’organigramme du groupe, Souleyman Bencheikh ne supervise ni le site Qushq.com, ni le quotidien Akhir Saâ, ni la revue Afkar.

Contactés à plusieurs reprises Karim Bennani et Ahmed Nachatti, rédacteur en chef d’Akhir Saâ, n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Rejoignez la communauté TelQuel
Vous devez être enregistré pour commenter. Si vous avez un compte, identifiez-vous

Si vous n'avez pas de compte, cliquez ici pour le créer