Mohamed Rachdi, ce rat de bibliothèque...

Plasticien, critique, enseignant-chercheur et curateur, cet artiste à la casquette multiple poursuit son exploration dite “La Bibliothèque de Majnoun”. À la galerie casablancaise Shart jusqu’au 7 novembre, tout explose sous la sulfateuse du positif. Rencontre et cætera.

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Série "Fragments de la Bibliothèque de Majnoun"
Faite de livres excavés et de bois, l'exposition de Rachdi invite à faire cohabiter des “concepts” vaguement assimilés : paix, amour, plaisir, désir, éros... Crédit: DR

Peut-on encore fuir le pandémonium pour gagner les Lumières ? Peut-on encore essayer de civiliser l’Homme ? Où situerait-on alors la raison humaine ? Questionnements utopiques ? Peut-être bien, mais c’est justement dans l’utopie qu’on puise l’idéal. Par blocs ou fragments, on s’y achemine, rêvant ou rêvassant. Mohamed Rachdi serait de cette race qui continue à croire en la plénitude amochée par les siens, les nôtres. Il est dans le positif conjugué à l’imparfait du subjonctif. Son actuelle exposition, faite de livres excavés et de bois, invite à faire cohabiter des “concepts” vaguement assimilés : paix, amour, plaisir, désir, éros… Une urgence dont l’humain à fleur de peau a douloureusement besoin, puisque les mots et leurs significations sont matériellement soulagés de leurs sens et de leurs ravissements : “Cette urgence est fondée essentiellement sur le jardin de mon enfance, celui de mon oasis natale. Le…

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