Guerre des vaccins : le Maroc désarmé

L’accès au vaccin pour les pays en voie de développement reste tributaire de l’argent et du bon vouloir des pays producteurs. Une dépendance, une de plus, mais encore plus grave car elle s’inscrit dans une urgence sanitaire.

Par

TELQUEL

L’histoire ne dit pas encore comment la décision a été accueillie à Rabat. Depuis le 18 mars, le gouvernement indien a décidé d’arrêter les expéditions à l’étranger de vaccins AstraZeneca produits localement par le Serum Institute of India. Une décision tombée comme un couperet et motivée par une nouvelle déferlante à laquelle est confronté le sous-continent. “La demande intérieure va primer”, affirmait à la BBC une source diplomatique indienne.

“Village en feu”

Alors forcément, côté marocain, mais aussi brésilien et saoudien, on a dû rire jaune devant cette information. Les trois pays ont chacun commandé entre 20 et 25 millions de doses, le Maroc en ayant déjà reçu 7 millions, contre 3 et 4 millions respectivement pour l’Arabie Saoudite et le Brésil. Preuve que si les narratifs ont voulu faire du vaccin un bien commun, il reste avant tout un bien qui…

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