La Corée du Nord a exécuté un vice-Premier ministre pour avoir fait preuve de manque de respect lors d’une réunion présidée par son dirigeant Kim Jong-Un, et envoyé deux autres cadres du régime en rééducation, a annoncé mercredi 31 août la Corée du Sud.
Depuis son arrivée au pouvoir au décès de son père fin 2011, le jeune dirigeant nord-coréen aurait exécuté ou rétrogradé plusieurs hauts responsables dans le but apparent de renforcer son emprise sur le pays. “Le ministre de l’Education Kim Yong-Jin a été exécuté“, a déclaré lors d’une conférence de presse le porte-parole du ministère sud-coréen de l’Unification, Jeong Joon-Hee. Kim Yong-Jin avait rang de vice-Premier ministre.
Accusé d’être “un agitateur antiparti et antirévolutionnaire“, Kim Yong-Jin a été passé par les armes en juillet, a précisé sous couvert d’anonymat un autre responsable du ministère sud-coréen. Il “a été dénoncé pour sa mauvaise posture lorsqu’il était assis sous la tribune” lors d’une séance au Parlement puis fut soumis à un interrogatoire qui a “révélé” ses autres crimes, a ajouté le responsable sud-coréen.
JoongAng Ilbo, journal sud-coréen à grand tirage, avait initialement rapporté mardi 30 août que deux hauts cadres du régime avaient été exécutés mais parlé entre autres d’un responsable de l’Education identifié sous un autre nom. “Il s’est attiré l’ire de Kim après s’être assoupi durant une réunion présidée par Kim. Il a été arrêté sur les lieux et a subi un interrogatoire serré au ministère de la sécurité d’Etat“, disait le journal.
Le ministère sud-coréen de l’Unification ajoute que deux autres responsables nord-coréens ont été envoyés en rééducation.
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