C’est en sa qualité de secrétaire général du PJD et de chef de la délégation partisane que Saad Eddine El Othmani, qui a atterri ce lundi à Laâyoune, a ouvert le bal des allocutions lors d’une rencontre au Palais des congrès du chef-lieu du Sahara.
Face aux élus, notables, anciens résistants et représentants de la société civile, le chef du parti à la lampe a réitéré que le Maroc “refuse de manière catégorique (les incursions du Polisario, NDLR) et est prêt à toutes les éventualités”. “Notre seule réponse sera la fermeté”, a ajouté Saad Eddine El Othmani qui a affirmé que le Maroc est dans son droit au regard de la légalité internationale.
Le patron du PJD a commencé son allocution en rappelant que les incursions du Polisario ont commencé dès les semaines qui ont suivi la conclusion de l’accord de cessez-le-feu. Et que, à chaque fois, l’ONU était intervenue pour rectifier les choses.
La rencontre de Laâyoune a pour but de souder ce qu’El Othmani appelle “Le front intérieur”. Cette réunion, qui a démarré par des versets du Coran, suivis de l’hymne national, sera sanctionnée par “La déclaration de Laâyoune”, un document en quatre langues (anglais, arabe, espagnol, français), où les partis appellent notamment la communauté internationale à s’acquitter de sa mission.
Ilyas El Omari, secrétaire général du PAM, a écourté son allocution de trois minutes pour dire que le Sahara “n’était pas une question de frontières, mais une question de vie ou de mort”. Nizar Baraka, chef de file de l’Istiqlal, a appelé à accélérer la régionalisation avancée pour couper la route aux ennemis du Maroc. Le patron du parti à la balance a également appelé l’Algérie à assumer ses responsabilités.
“La question du Sahara est une question de tous les jours et pour tous les Marocains”, renchérit Aziz Akhannouch, président du RNI, qui a appelé l’ONU à s’acquitter de ses missions de “manière ferme”, faute de quoi il reviendrait au Maroc “d’user de tous les moyens”. “Nous sommes prêts plus loin que ne puissent imaginer nos ennemis”, a prévenu le patron des bleus.
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