Migrants: morts sans sépultures

Face à une Europe qui se verrouille, nombreux sont les migrants qui perdent la vie en tentant de rejoindre clandestinement l'Espagne par la mer. Le plus souvent, leurs corps repêchés arrivent à la morgue de l'hôpital El Hassani de Nador, où commence un long travail d'identification.

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A la morgue, les corps des migrants disparus en mer n’ont pas de noms. Seulement des numéros, attribués par la gendarmerie quand elle récupère les cadavres. Crédit: Thibault Bluy

Chaque année, des centaines de migrants périssent en mer en tentant de traverser la Méditerranée. Que deviennent ces morts après ces tragédies ? Comment sont-ils identifiés et où sont-ils enterrés ? Difficile pour les familles de retrouver un proche disparu. Le plus souvent, leurs corps repêchés arrivent à la morgue de l’hôpital El Hassani de Nador, où commence le long travail d’identification afin de tenter de leur redonner un semblant de dignité. Sur la corniche de Nador, des touristes espagnols se prennent en selfie, dos à la célèbre Marchica qui jouxte la promenade. Des pêcheurs malchanceux s’en vont bredouilles, après une session peu fructueuse. Non loin, à l’ombre d’un arbre, un groupe d’adolescents joue aux cartes en se partageant un joint. Rien ne laisse à penser que la veille, un groupe de migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont perdu la…

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