Les sages du PPS demandent au parti de claquer la porte du gouvernement El Othmani

Les tensions entre le PPS et le PJD connaissent de nouveaux rebondissements. Le Conseil de la présidence du PPS a adressé une lettre au bureau politique demandant à quitter la coalition gouvernementale emmenée par Saad Eddine El Othmani.

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Moulay Ismaïl Alaoui, ancien secrétaire général du PPS, et président du Conseil de la présidence. Crédit: DR

Les tensions ne retombent pas entre le PPS et le PJD, après la suppression du secrétariat chargé de l’Eau et au limogeage de celle qui était titulaire du poste, Charafat Afailal.

Selon les sources de TelQuel Arabi, le Conseil de la présidence – une instance de «sages» du parti dirigée par l’ancien secrétaire général Moulay Ismaïl Alaoui – a adressé une lettre au bureau politique pour lui demander de quitter le gouvernement El Othmani.

«Désigner un nouveau ministre de l’Economie et des Finances après l’avoir ‘repeint’ en bleu (la couleur du RNI, ndlr) et supprimer le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau sans en référer à la direction du PPS portent un coup dur à l’action politique et influe sur la vie normale d’organisations politiques qu’on cherche à domestiquer», ajoutent les sources de TelQuel Arabi.

La lettre des sages du PPS appelle aussi la direction du parti au livre à être à l’écoute des bases et des citoyens et à œuvrer pour une ouverture générale impliquant la remise en liberté des détenus des différents hiraks qu’a connus le pays.

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Cela intervient au moment où la direction du PPS a émis un communiqué, le 28 août, pour affirmer que Saad Eddine El Othmani, chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, n’avait pas fourni d’explications convaincantes à la suppression du secrétariat chargé de l’Eau et au limogeage de Charafat Afailal.

Les camarades de Nabil Benabdallah ont décidé de convoquer une session extraordinaire du Comité central (le parlement du parti) le 22 septembre pour examiner ces nouveaux rebondissements et prendre les décisions qui s’imposent, y compris, éventuellement, un retrait du gouvernement.

Par Charki Lahrech

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