Meryem Alaoui Mdaghri, écrivaine: “Je ne suis la porte-parole d’aucune cause”

Smyet bak ? 

Driss.

Smyet mok ?

Zhor.

Nimirou d’la carte ?

(Rires) Ma3a9lach 3lih. Je l’ai oublié.

Votre roman ‘La vérité sort de la bouche du cheval’ (éd. Gallimard) est acclamé par la critique en France. Mais ne pensez-vous pas que, pour le lectorat marocain, le récit de la prostituée Jmiaa est construit sur des repères “déjà-vu” ?

Aucune idée. Ce n’est pas un roman à message, il n’y a pas de morale dedans. J’ai simplement eu l’envie d’écrire une fiction. Je suis donc incapable de vous dire si le récit verse dans le cliché.

Vous dites que vous vous êtes mise dans la peau et dans la tête de Jmiaa, le personnage central de votre roman. Se mettre dans la tête d’une prostituée, ou d’une autre personne d’ailleurs, n’est-il pas éprouvant ?

Dans le processus d’écriture, c’était le plus difficile. Le défi n’était pas tant d’écrire, mais de trouver une place au personnage de Jmiaa dans ma tête. Surtout que le personnage a, au fil du temps, évolué et m’a prise aux tripes. Je me souviens…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés