Sonia Terrab: “On aurait pu parler de politique, de religion, du Hirak, sauf que nous ne sommes pas des activistes”

Alaa el Amrani

Smyet bak ? Abdellatif. Smyet mok ? Fatima. Nimirou d’la carte ? Je ne le connais pas par cœur. Les condamnations de Hajar Raissouni, son fiancé et le gynécologue à de la prison ferme sont tombées comme un couperet. Vous dites que malgré la lourdeur des sentences, il faut continuer “ à se battre ”. Vous ne frôlez pas là l’optimisme béat ? Après le procès, j’ai dit qu’il fallait continuer à se battre, après, l’espoir, c’est une autre histoire. Ce qui arrive à Hajar est atroce, mais il ne faut pas oublier que son procès est politique et très complexe et on n’en connaît pas les ramifications. L’affaire de Hajar était le prétexte pour lancer notre manifeste des 490, mais il y a aussi des milliers de femmes et d’hommes, anonymes, qui n’ont rien à voir avec la politique, la presse ou les islamistes, qui souffrent de ces lois. Donc, le combat que nous menons aujourd’hui est d’abord personnel plutôt que politique. Il fait aussi sens avec mon travail, notamment avec la série Marokkiyat…

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