Cas d’écoles : quand les étudiantes portent plainte

Retour sur deux affaires judiciaires à l’université, parmi les rares qui ont défrayé la chronique.

Par et

“On ne sait toujours pas où ça en est, pourtant on a déposé plainte”, déplore le père d’une des victimes. Crédit: Philippe Lopez / AFP

Deux scandales de harcèlement et de chantage sexuels ont secoué, à deux ans d’intervalle, la Faculté des sciences de l’éducation de Rabat et l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tétouan. Des affaires qui n’ont entraîné aucune remise en question des établissements. Mécanismes de silenciation des victimes, impunité et pièges judiciaires… éclairage sur un système dysfonctionnel qui échoue à protéger les étudiantes.

Loi du silence

“On ne sait toujours pas où ça en est, pourtant on a déposé plainte”, déplore le père d’une des victimes. En février 2018, Lamia*, étudiante à la Faculté des sciences de l’éducation de Rabat est convoquée dans le bureau d’un de ses professeurs. Il tente de l’embrasser de force. Face à la stupeur de la jeune femme, la réponse est cinglante : “Tu as peur que je t’embrasse, pourtant c’est toi qui devrais en avoir envie.”

“Il m’a dit qu’il était en train de me donner une chance, qu’il fallait que je sache en faire bon usage”

Lamia, étudiante
Saisissant le malaise de Lamia,…
article suivant

Couvre-feu, reconfinement, télétravail : le point sur les nouvelles restrictions dans le monde