En Iran, la guerre des classes sociales se fait sur Instagram

Les « gosses de riches » et les « gosses de pauvres » iraniens se font la guerre sur Instagram.

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L'une des photos publiées sur le compte Poor kids of Tehran.

Il y a un mois environ, le compte Instagram Rich Kids of Tehran (les gosses riches de Téhéran) montrait des clichés de la jeunesse dorée téhéranaise. En contradiction totale avec l’Iran des ayatollahs, on peut y voir des photos des soirées folles de Téhéran : luxe, alcool, sexe et drogues sont au rendez-vous. Le compte dépeint une jeunesse qui ne se soucie, en aucun cas, de la loi islamique en vigueur dans le pays depuis la révolution de 1979 et croque la vie à pleines dents. En moins d’un mois, la page a attiré plus de 90 000 abonnés.

Finalement ce sont les « gosses de pauvres » de Téhéran qui créent à leur tour un compte Instagram, intitulé Poor Kids of Tehran, où ils décrivent la véritable vie de la jeunesse iranienne, en imitant les photos de leurs compatriotes riches. On peut percevoir à travers ces images les effets directs des sanctions internationales sur les jeunes Iraniens les moins favorisés ainsi que les inégalités qui peuvent sévir dans l’un des pays les plus conservateurs du monde.


Mehdi Chaïbi

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  • Instagram a permis de mettre en image cette disparité sociale, mais elle a toujours existé…. Le livre « Dentelle et Tchador » est à ce sujet très instructif, on plonge littéralement dans le paradoxe iranien : paradis de la drague, relations sexuelles hors mariage, cigarettes, drogues, alcool, films, séries et musiques derniers crus d’Hollywood, chirurgie esthétique etc…dans un pays sensé être ultra répressif…

  • Plus un système est contenu PLUS LE VICE PROLIFERE. Les chariatiques devraient integrer ce principe mathematique basique