Affaire CGI : une nouvelle audience le 13 novembre

Anas Houir Alami, ainsi que plusieurs responsables de la CDG, ont été interrogés, le 15 octobre, par le parquet de Fès dans le cadre de l’affaire concernant le projet Madinat Badis d’El Hoceima. Une nouvelle audience est prévue en novembre.

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Anas Alami, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion
Anas Alami, l'ex-directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion, a été auditionné par le parquet de Fès, le 15 octobre. Crédit : Rachid Tniouni

Deux mois après les instructions du roi Mohammed VI concernant le projet immobilier Madinat Bades, plusieurs responsables de la CDG ont été convoqués par la magistrature de la Cour d’appel de Fès. Parmi la vingtaine de  prévenus livrés par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) figurent le directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Anas Houir Alami, et celui de la Compagnie générale immobilière (CGI), Ali Ghannam, ainsi que d’autres responsables des filiales de la CDG. Les chefs d’inculpation retenus à leur encontre sont lourds : « dilapidations de biens publics et escroquerie, faux et usage de faux, constitution de bande criminelle ».

Une simple audition

Les prévenus sont arrivés en fin de matinée à Fès, dont le parquet est compétent pour la ville d’El Hoceima, tandis que les auditions ont eu lieu en fin d’après-midi. La vingtaine de personnes convoquées par la justice ne sont toutefois pas sous le coup d’un procès.

C’est en effet une instruction qui est menée par la Cour d’appel de Fès, plus précisément une commission judiciaire spéciale de ladite cour. Les travaux ont été entamés sur « une base participative et consultative » selon le procureur du roi Fahmi Bouziane, qui est cité par nos confrères d’Assabah. Contacté par TelQuel, la défense a indiqué que la prochaine audience aura lieu le 13 novembre.

Instruction royale

Pour rappel, l’« affaire CGI » a débuté lorsque Mohammed VI a ordonné, le 23 août, aux ministères des Finances et de l’Intérieur de trouver « des solutions immédiates aux problèmes des bénéficiaires d’un lotissement à El Hoceima ».

Lire aussi :  « Que vaut une instruction royale ? »

Une requête qui fait suite à une lettre qui a été adressée au souverain par un groupe de MRE (Marocains résidant à l’étranger). Dans ce courrier, ce groupe de citoyens s’est plaint de la différence notable entre les réalisations prévues par le cahier des charges du projet et celles rendues aux bénéficiaires. La BNPJ, l’Inspection générale des finances et celle de l’administration territoriale ainsi qu’une commission mixte Intérieur-Finances se sont ensuite emparé de l’affaire. Leur travail a permis d’appeler les responsables de la CDG et de la CGI à la barre.

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  • il faut maitre ces gens la en prisons pendant au minimum 30 ans
    ces gens la nuissent beaucoup au maroc que j aime de mon coeur
    il sanctionner severement au minimum 30 ans de prison

  • Et moi qui pensait à investir au Maroc dans l’un de ces projets d’immobilier…ça aurait fait un capitl supplémentaire pour ces voleurs sans scrupule!!!
    ces grandes familles dont les noms bien connus au Maroc ont appris à leurs enfants commen bien piller le Maroc en toute impunité et dans tous les domaines…de la culture à l’immobilier…
    Heureusement qu’on a un roi qui veille!
    Hamdoullah, je n’imagine même pas s’il n’était pas là
    @+