Le Maroc se retire de la zone de Guergarat

À la suite d’un entretien entre Mohammed VI et le secrétaire général de l’ONU, le Maroc se retire d’une manière "unilatérale" de la zone de Guergarat.

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« Le Royaume du Maroc procèdera, dès aujourd’hui, à un retrait unilatéral de la zone« , annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères le 26 février. Retrait unilatéral qui fait suite à une déclaration du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a exprimé le 15 février de son « inquiétude«  face à la situation de plus en plus tendue à Guergarat.

« Le Royaume du Maroc prend note avec intérêt de la déclaration, rendue publique le 25 février 2017, par le porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, concernant la situation grave dans la zone de Guergarat au Sahara marocain », indique le département de Salaheddine Mezouar. Le même communiqué précise que cette déclaration a lieu à la suite de l’entretien téléphonique que Mohammed VI a eu avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres le 24 février. « Dans ce contexte, et sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi, et afin que la demande du Secrétaire général soit respectée et appliquée dans l’immédiat, le Royaume du Maroc procèdera, dès aujourd’hui, à un retrait unilatéral de la zone », poursuit le ministère des Affaires étrangères.

Avec ce retrait, après plusieurs mois de tensions dans la zone tampon entre les éléments des FAR et le Polisario, le royaume « espère que l’intervention du secrétaire général permettra de revenir à la situation antérieure de la zone concernée, de préserver intact son statut, de garantir la fluidité du trafic routier normal et, ainsi, de sauvegarder le cessez-le-feu et renforcer la stabilité régionale », conclut le communiqué.

L’appel du roi

Dans un communiqué relayé le 24 février par l’agence MAP, le cabinet royal a annoncé un entretien téléphonique entre Mohammed VI et Antonio Guterres. Le roi y a attiré l’attention d’Antonio Guterres sur « la situation grave qui sévit dans la région de Guergarat au Sahara marocain, à cause des incursions répétées des éléments armés du Polisario et de leurs actes de provocations« . « Ces actes se sont préméditamment produits un mois avant le retour du Maroc à l’Union africaine, afin de créer la zizanie et tenter, en vain, de torpiller ce processus », poursuit le communiqué.

Le 25 février, soit un jour après son entretien avec Mohammed VI, Stéphane Dujarric, porte-parole d’Antonio Guterres, a déclaré que « le secrétaire général appelle les deux parties à exercer un maximum de retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter une escalade des tensions, que cela soit par voies militaires ou civiles ».

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