La fin des haricots

Par Mehdi Michbal

La nouvelle ère nous promettait justice, égalité, développement, démocratie. Nous y avons cru. Malgré les quelques épisodes qui ont entaché le processus : l’éviction de Youssoufi, la prédation économique, l’après 16-Mai, la naissance du PAM, l’asphyxie organisée de la presse indépendante, le limogeage de Benkirane… A chaque fois, on donnait du crédit à nos gouvernants, croyant que ces erreurs de parcours ne remettaient pas en cause le processus dans son ensemble. Et que les choses allaient finir par rentrer, tôt ou tard, dans l’ordre. Mais ça c’était avant. L’énormité des sentences prononcées à l’encontre des jeunes du Hirak, dont le seul crime est d’avoir organisé un mouvement social pour revendiquer des droits pour le moins élémentaires, ne laisse plus place à l’espoir. Le crédit accordé à nos gouvernants est aujourd’hui terminé, totalement épuisé. Avec ces peines, réservées habituellement à des criminels, des tueurs en série, des pédophiles, etc., ce sont les rêves de toute une jeunesse de voir enfin émerger un Maroc moderne, juste, qui sont anéantis. Et nous voilà replongés dans une ambiance qu’on croyait révolue : celle…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés