Séismes culturels

Avec «Sismographie des luttes», la chercheure en histoire de l’art Zahia Rahmani nous offre une radioscopie impressionnante et puissante des revues critiques et culturelles éditées par des penseurs du « Global south».

Par

Sur les étagères des bibliothèques (numérisées), quelque part derrière les sacro-saints dépositaires de l’histoire et leur presse coloniale et colonialiste se cache un véritable fonds d’écrits édités dès le XIXe siècle par des penseurs, journalistes et artistes péjorativement appelés «indigènes», en Afrique, en Océanie ou en Asie, sans qu’ils aient le même retentissement. À contre-courant, Zahia Rahmani, responsable de la section histoire de l’art mondialisée au sein de l’Institut national de l’histoire de l’art (INHA), a rétabli le travail de ces femmes et hommes «opprimés, mais dignes» en concevant une puissante exposition : «Sismographie des luttes. Vers une histoire globale, des revues critiques et culturelles». Celle-ci fait escale à la Kulte Gallery à Rabat jusqu’au 4 août, après avoir été montrée à l’INHA en novembre 2017 puis à la Biennale de Dakar en mai dernier. «Je suis profondément française, mais je fais partie des gens qui essaient de repenser le monde différemment….

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés

Rejoignez la communauté TelQuel
Vous devez être enregistré pour commenter. Si vous avez un compte, identifiez-vous

Si vous n'avez pas de compte, cliquez ici pour le créer