Exposition: Mohamed El Baz, plasticien éditorialiste

Partant de son projet “Bricoler l’incurable. Détails” né en 1993, l’artiste développe “Lumière noire” à la galerie casablancaise L’Atelier 21. Plus de deux années de labeur pour un résultat saisissant. Récit d’un récit.

Par

“Le baiser #1”. Photographie et acrylique sur toile Crédit: John Harris

L’artiste s’adresse à un monde occupé à “vivre”. On est à la limite du burlesque, du drolatique, sur fond d’imbroglios. “Lumière noire”, cet éclairage obscur qui détecte l’indécelable, invite à un questionnement sur ce qui fait frémir un monde grisé par ce qui le dévoile, le pousse à ses pires retranchements. Une création multiple où se mêlent l’écrit et le visuel, une confrontation qui figure le quotidien. Un ensemble à première vue disparate, mais qui suggère à l’arrivée des dialogues intenses. Oui, ce sont plusieurs expositions en une. Oui, c’est un agrégat de cris qui fusent. Oui, il y a une subtile symbiose. Voilà qui renvoie à cette écriture automatique, boursouflée de sincérité, née au XIXe siècle. On est face à un ensemble né de subdivisions. Le travail de Mohamed El Baz donne du fil à tresser, des matières à natter. Fonds et formes, matériaux et techniques…

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