Monsieur Saïl, un homme à part

Par Fatym Layachi

Décidément, cette année aura une saveur particulière jusqu’à la fin. Près d’un an a passé depuis le début de cette pandémie, près d’un an que la planète entière vit dans une sorte de chaos, près d’un an que tout le monde angoisse. Une des choses qui n’ont définitivement pas résisté à 2020 sera la légèreté. Tu as l’impression que cette année folle a emporté avec elle l’insouciance sous toutes ses formes. Et il n’y a pas que ça qu’elle emporté, d’ailleurs. Elle a emporté énormément de gens surtout. Même autour de toi, tu ne comptes plus le nombre de familles endeuillées à cause de ce satané virus qui pourrit la vie et rend encore plus insoutenable la mort. Tu penses à tous ceux qui n’ont pas pu enterrer leurs proches, à ces familles qui n’ont pas pu s’étreindre pour apaiser leur chagrin. Tu penses à ceux qui sont partis seuls dans des chambres d’hôpital sans main rassurante à attraper. Tu penses à ces deuils encore plus rudes cette année.

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