Faux départ dans la course au vaccin. Deux mois après l’annonce en grande pompe du lancement d’une campagne massive de vaccination, qui aurait dû débuter avant la fin de l’année 2020, le Maroc est à la traîne. Aucune dose n’a encore été administrée, contrairement à une cinquantaine de pays ayant déjà commencé les injections. Mercredi 6 janvier, le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a cependant donné son aval pour l’autorisation temporaire d’utilisation d’urgence d’un des deux vaccins pour lesquels le royaume a passé des accords, celui développé par le Britannico-suédois AstraZeneca. Mais l’autorisation pour celui du laboratoire chinois Sinopharm tarde à être donnée.
Pourquoi tant de retard ?
Le ministre de la Santé avait pourtant annoncé, le 24 décembre dernier, l’acquisition par le Maroc de 65 millions de doses des deux précieux vaccins pour couvrir, à terme, l’ensemble de la population, à raison de deux injections par personne. 17…