Destruction des locaux d'EPC Maroc Bouskoura : la famille Sefrioui rejette la «manipulation et le chantage médiatique»

En réponse au communiqué publié par EPC Maroc accusant la famille Sefiroui de la destruction abusive et sans sommation des locaux administratifs et commerciaux de EPC Maroc sis à Bouskoura, ces derniers répondent.

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Anas Sefrioui, PDG du groupe Addoha © Yassine Toumi/TELQUEL

Le 28 juin, l’entreprise d’explosifs civils EPC Maroc avait publié un communiqué informant qu’elle assigne en justice Anas Sefrioui, Saad Sefrioui, Kenza Sefrioui et Malik Sefrioui pour la destruction sans sommation de leurs locaux à Bouskoura.

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Le lendemain, la famille Sefrioui a publié un démenti rejetant la une tentative malhonnête de désinformation. « EPC Maroc a cherché à porter atteinte à la réputation de la famille Sefrioui à travers une communication étayée d’informations volontairement erronées», accuse le communiqué.

Bataille autour du foncier

Selon le document, et contrairement aux allégations de EPC Maroc, la démolition par la société a été réalisée en conformité avec les procédures légales et réglementaires en vigueur et en présence des autorités compétentes. EPC Maroc occupait une partie du foncier sans disposer ni du droit de propriété commerciale ni du fonds de commerce.

« En raison de cette occupation, le projet consacré depuis 2012 par Foncière Iskane, en sa qualité de propriétaire dudit terrain, à la réalisation d’un programme de logement a enregistré un retard de réalisation préjudiciable. L’activité de production d’explosifs a par ailleurs constitué un réel danger pour les habitants voisins du site », poursuit la même source.

D’après le même communiqué, la démolition entreprise le 29 mars 2021 a été réalisée en présence des autorités compétentes qui ont constaté, là encore contrairement à ce que prétend EPC Maroc, que les locaux étaient vides et qu’il n’y avait ni biens meubles ni personnes ni installations industrielles ou administratives. Un huissier de justice en a pris acte. Toutes ces données sont étayées de documents justificatifs : autorisations, jugements, décisions, procès-verbaux, protocoles d’accords, etc.

«Les personnes citées par EPC Maroc sont confiantes dans la justice marocaine et se réservent le droit de mener toute action en justice visant à défendre leurs intérêts», conclut la famille Sefiroui.

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